10 choses que j’aurais aimé savoir avant de finir le lycée

Le bac arrive et ça fera bientôt dix ans, jour pour jour, que je l’ai passé. Et je me rappelle qu’à ce moment j’aurais payé très cher pour que mon moi du futur me donne des conseils.

Je me suis donc mis en tête de le faire, même si les voyages dans le temps n’existent pas encore. Pour tous ceux et celles qui en sont à ce moment de leur vie. Trêve de paroles : entrons dans le vif du sujet !

 

1) Il faut apprendre pour apprendre

Un des grands secret des études c’est qu’il faut étudier pour le plaisir d’étudier.

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Dès qu’on commence à voir les études comme un moyen de se former à un métier on finit très déçu.

Pire encore, les professeurs récompensent inconsciemment toujours les élèves qui prennent du plaisir à étudier. En plus, si tu aimes ce que tu étudies, le travail devient beaucoup plus facile.

Attention, je ne te dis pas d’aller t’engager dans des cursus sans débouchés mais qu’une fois que tu es dans ta lancée il est primordial de considérer les études comme un but en soi.

 

2) Il faut apprendre à apprendre

Et le corollaire c’est qu’il faut apprendre à apprendre. C’est probablement l’aptitude la plus importante de ta vie. C’est elle qui te permet d’être définitivement serein(e) sur ton parcours professionnel.

 

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Car, une fois que tu as appris à apprendre, tu peux te relever de n’importe quel changement, de n’importe quel bouleversement. Et c’est pendant tes études qu’il faut apprendre à apprendre.

 

3) L’anglais n’est pas une option. Vraiment pas.

Je sais, on te l’a déjà dit. Mais pas assez fort ! Je me rappelle que moi ça rentrait par une oreille et ça sortait de l’autre. Il aurait fallu qu’on me plaque sur un mur en me le criant jusqu’à ce que je pleure.

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Ne te rate pas là-dessus. L’anglais est une formidable arme. Si tu n’en disposes pas, le nombre de voies qui s’offrent à toi est brutalement divisé par 10.

Ne serait-ce que pour continuer à apprendre puisque l’immense majorité du contenu éducatif de qualité est en anglais. Les conférences TED par exemple.

Et, contrairement à ce que l’école peut laisser penser, apprendre l’anglais est marrant. Si tu n’aimes pas l’anglais c’est probablement à cause de la manière étrange dont on l’enseigne à l’école.

Tu veux un secret ? On peut se faire comprendre sans connaître ses verbes irréguliers (et même sans conjuguer). Il vaut mieux parler mal que de passer sa vie à avoir peur de faire une phrase.

On peut apprendre l’anglais en s’amusant. J’étais nul en anglais jusque 6 mois avant le bac. Puis, j’ai décidé de lire Harry Potter 5 en anglais. Et…975 pages plus tard j’en avais plus appris qu’en un an de scolarité.

 

4) Les derniers seront les premiers

Être cool ou populaire n’a aucune espèce d’importance. Vraiment.

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Les valeurs du lycée ne sont pas les mêmes qu’ensuite. Donc à la fin tous les compteurs sont mis à zéro. Et les gens méchants ne gagnent pas forcément à la fin.

 

5) Le travail ne paie pas

Les professeurs vont essayer de te faire croire que tu mérites ton sort, bon ou mauvais. Ils vont te persuader que si quelqu’un est bon c’est parce qu’il travaille bien. Que si quelqu’un est mauvais c’est parce qu’il travaille mal. C’est un mensonge.

Attention, je ne nie pas que toutes choses égales par ailleurs il vaille mieux travailler que de ne pas travailler. Simplement, ce n’est pas la seule variable en jeu. Du coup le travail ne paie pas toujours.

Pire encore, les élèves les plus en difficulté sont aussi souvent ceux qui travaillent le plus. À effort égal, les résultats sont très injustes. Un peu comme en sport.

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L’antidote le plus efficace contre cette injustice n’est pas le travail seul : c’est le plaisir. Si vous apprenez à prendre du plaisir à étudier, le reste viendra de soi. Je n’ai jamais eu plus de 12 en anglais pendant ma terminale. Je haïssais cette matière. Pourtant j’ai eu 17 au bac. Il s’est passé quoi entre temps ? J’ai décidé de lire Harry Potter en anglais. Et d’un coup l’anglais est devenu un plaisir. J’ai même joué à placer des mots appris dans Harry Potter. Je ne me rappelle plus du tout du sujet mais je me rappelle encore de ces deux mots comme si c’était hier : « undoubtedly » et « surreptitiously » (indubitablement et subrepticement).

 

6) Si tu ne sais pas quoi faire, suis une voie facile

Quand on ne sait pas ce qu’on veut faire, les professeurs nous guident d’eux-mêmes dans une voie facile. Par exemple un bac généraliste puis une prépa, puis une grande école (ou médecine, ou …)

En suivant une de ces voies tu ne prends pas trop de risques. Tout http://www.latunisiemedicale.com/medicale/acheter-priligy/ sera plus facile. Attention, je ne suis pas en train de te dire de ne pas faire autre chose si tu sais déjà quoi faire. Ce que je dis c’est que si tu ne sais vraiment pas alors le plus simple est de suivre cette voie. Tu retomberas sur tes pieds après.

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Avec toutefois une mise en garde : tu peux te laisser guider par les autres pour le chemin de tes études. En revanche, tu dois impérativement prendre un temps de recul et d’introspection à la fin. Ne te jette pas sur le métier prétendument logique que l’on te proposera à la fin (à mon époque ce métier c’était consultant/auditeur).

Ah, et pendant que j’y suis, il est tout à fait normal de ne pas savoir ce que tu veux faire plus tard ! Vraiment. Ce n’est pas grave ! Au contraire. Arrête de t’angoisser, de te torturer et de te ronger les ongles. J’ai rencontré très peu de gens qui savent ce qu’ils veulent faire. Même parmi les gens qui ont déjà dix ans de carrière.

 

7) Il y a des voies piégées

Ceux qui vous disent que toutes les voies se valent sont des criminels involontaires. Le pire c’est que je comprends : moi aussi c’est ce que j’aimerais dire. Mais il ne faut pas confondre ce qui devrait être de ce qui est vraiment. Ce qui est marrant c’est que, la plupart des gens qui vous disent que tout se vaut, eux ils ont quand même mis leur enfant dans une voie facile.

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La liste serait trop longue à faire mais, de manière générale, fais attention à toutes les formations qui te spécialisent avant le bac. Je sais, c’est contre-intuitif et honteux. La vie est plus facile avec un bac généraliste qu’avec un bac pro par exemple. Pire encore, la France (mais pas que) est encore un pays où les mathématiques servent d’instrument de sélection. C’était d’ailleurs le sujet d’un film : comment j’ai détesté les maths.

8) Tes parents ont une frontière

C’est quelque chose dont on ne se rend pas forcément compte sur le coup mais nos parents ont une limite : leur propre niveau scolaire.

Il y a donc deux phases dans tes études. La phase où tes parents sont capables de comprendre tes devoirs et la phase où ils ne le peuvent plus.

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Et c’est absolument fondamental d’identifier dans quelle phase tu te trouves. Car ça change tout.

En première phase, quand tes parents comprennent tes devoirs, ils peuvent te surveiller, t’aider, te conseiller.

En deuxième phase par contre il faut faire extrêmement attention. Premièrement parce qu’il va falloir te motiver sans l’aide de tes parents. Ou plutôt résister à la tentation de les mener en bateau. Deuxièmement parce qu’il va falloir arrêter d’écouter leurs conseils d’orientation sans réfléchir.

Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas écrit ! Je ne t’encourage pas à la rébellion générale. Si tes parents te disent de faire tes devoirs plutôt que de sortir, tu ferais probablement mieux d’obtempérer. En revanche tout ce qui sera lié à l’orientation sera à prendre avec la plus grande des prudences.

L’injustice c’est que plus le niveau scolaire de tes parents est élevé et plus tu pars avec un avantage sur les autres.

 

9) Ce qui marche à l’école ne marche pas dehors

Une des claques que l’on prend le plus rapidement à la sortie des études c’est le décalage entre les règles du jeu de l’école et celles du monde du travail.

Par exemple, à l’école il y a des arbitres : les professeurs.

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Il te suffit donc de bien faire pour être reconnu. Ce n’est pas du tout le cas hors de l’école et tu vas découvrir la douce notion du faire-savoir. Si tu fais quelque chose de bien mais que personne ne le sait, ça ne sert à rien. Et personne ne viendra te donner de note.

 

10) Ne crois pas autrui sur parole

Énormément de gens t’induiront en erreur sur le sujet. Involontairement. C’est le cas de toutes les personnes qui ont connu un monde tellement différent que plus rien ne fonctionne de la même façon qu’à leur époque. Par exemple tous ceux qui ont connu la période dite du plein emploi.

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L’autre catégorie de personnes c’est les gens qui vont projeter sur toi leurs propres parcours. Et je m’inclus dans cette catégorie ! Il faut donc faire attention : au final le sujet est grandement personnel. Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

 

Conclusion

Encore une fois, tout ce que je viens de dire s’adresse à mon alter ego du passé. Ça vous parlera plus ou moins. Mais sachez que j’aurais adoré que quelqu’un vienne me dire tout ça : j’aurais économisé BEAUCOUP de temps et d’angoisse.

  • Claire

    Cette fois ci je trouve ta vision un peu élitiste… Je ne comprend pas « la voie facile »…. Et je pense que c’est étrange comme façon de voir les choses de devoir absolument faire un bac général pour mieux s’en sortir. Je pense qu’aujourd’hui le pblm est justement qu’il y a de plus en plus de diplômé en master, le marché est saturé (car justement on a tendance à envoyé « les mauvais élève » vers les métiers pro, alors qd qqn est jugé bon élève on fait tt pr le décourager d’aller vers un vrai métier) . Les bac pro ou autre son une très bonne voie pour trouver un emploi de manière rapide. Et il y a de nombreux très beau métier qui n’implique pas ce que tu appelle une filière facile. A savoir qu’un électricien ou un carrossier peut faire 2000-2500€ par mois assez rapidement, car c’est recherché. Le bonheur ne passe pas forcement par une grande école, être artisan c’est vraiment un beau choix. Alors je suis un peu déçu de lire cela.

  • Nicolas Galita

    Je comprends ta réaction Claire !

    Non, le problème c’est le chômage. Le marché est pas saturé de masters, il est saturé de gens tout simplement.

    Tu remarqueras que j’ai dit « si tu ne sais pas quoi faire » et non pas « il faut forcément passer par là ».

    Tu es artisane, toi, du coup ?

  • Mathilde

    Les études générales ouvrent plus de passerelles pour une réorientation/reconversion.
    Il est possible de s’orienter vers une filière technologique après avoir suivi une filière générale, l’inverse est compliqué.

    • Nicolas Galita

      En effet !

  • justine blablabla

    A mon expérience personnelle, j’ai toujours été dans la moyenne vacillant entre 11 et 12/20 pour autant ne savant pas quoi faire après avoir redoublé ma seconde SES, je me suis orientée en seconde CAV (Cinéma Audio Visuel), je me suis éclatée pendant un an : montage de court métrage, création d’un making Of… mais pour continuer il fallait faire une filière Littéraire, problème : 5 de moyenne en français, malgré mon prof de français qui m’a supplié d’y allé, j’y comprenait plus rien = pourquoi aller droit dans le mur ?? du coup, pas défaut je me suis orientée sur un bac techno STG et franchement, le hasard à bien fait les choses, j’ai pu réellement me découvrir, ouvrir mon esprit sur le monde des entreprises, la communication, le merchandising, l’échange : du concret, de la vie de tous les jours finalement ! Je n’ai pas explosé mon bulletin de note mais j’ai voulu rapidement m’insérer dans le monde du travail car si pas terrible à l’école, je fus grande motivée contre beaucoup d’autres feignants. Entrée dans le monde du travail sur mes week end et vacances dès mes 16 ans j’ai appris à connaitre la determination, l’importance de la ponctualité et les RESPONSABILITES !!! En fin de cursus au lycée, avant le bac, on nous demande nos voeux : 14 voeux sur différentes écoles proposant le BTS Communication (je suis très à l’aise en informatique et j’aime mettre en avant les produits…) et figurez vous qu’aucune école ne m’a acceptée sauf une à Marseille au dernier moment mi juillet. Du coup remise en question : Trop de monde sur cette filière, emploi bouché en sortant, je me réoriente (nous étions en juillet, fallait bouger !). Finalement j’ai trouvé un autre BTS (Transport Logistique) mais la vie a fait que j’ai du quitter mon école, qui de toute manière me proposait un redoublement car suite à la fermeture de la première session de formation en alternance en privée, je m’étais retrouvée à rechercher une école en plein milieu du premier trimestre pour au final perdre les 2 premiers mois, fatidiques à l’apprentissage sur la première année de BTS… bref.
    Au finale je me suis dis : mieux vaut suivre la tendance, quitte à rester sur l’objectif BAC+2, autant faire ce quelque chose qui mènera à de l’emploi : BTS NRC en alternance (grande motivée de l’emploi, l’école à 100% ça me soule), j’ai trouvé l’école, elle me trouve un employeur, l’employeur me dit de changer de filière car c’était un autocariste (donc pour un BTS Tourisme), je change d’école, l’employeur me lache pour prendre sa fille… ET bien je suis restée sur le BTS Tourisme et grande révélation, j’en ai appris plus en deux ans que sur toute une vie concernant les pays du monde, j’ai voyagé en ne bougeant pas de l’Hérault : regain de culture générale !! Bon au finale, je suis restée sans emploi pendant 8 mois, j’ai fini par travailler pour pole emploi, puis dans un cabinet d’assurances en tant que chargée de clientèle et de communication (j’ai adorée le fait d’avoir été refusée dans la majorité des écoles de comm’ : et biiiim!!) puis j’ai démissionné pour aider les demandeurs d’emploi (dans une société privée) dans leur stratégie de recherche d’emploi. un comble non ?

  • françoise

    Bonjour Nicolas,
    Je vous suis depuis quelque temps déjà, vos idées et réflexions sont pertinentes.
    En ce qui concerne « 10 choses que j’aurais aimé savoir avant de finir le lycée » devrait être communiqué aux parents et aux enseignants plus qu’aux lycéens… j’ai eu mon bac il y a très très longtemps, mes enfants également (2007 et 2010), ils ont chacun un master (management et droit). Le décalage entre la période scolaire « assistée », les études supérieures, et enfin la vie réelle et le monde du travail est simplement énormissisme. A moins d’être né avec une ménagère en argent dans la bouche (et encore…) ou de faire parti des rares personnes qui ont une vocation précise, les jeunes ne sont pour la plupart pas préparés à ces décalages. A nous parents (et aussi les enseignants…) de les aider. Tout d’abord en leur donnant confiance en eux, en leur apprenant très tôt l’autonomie, en ne leur mettant pas une pression inutile qui ne fait que les angoisser, en leur donnant le gout et le plaisir d’apprendre par eux mêmes, et surtout de ne rien attendre des autres, et de ne compter que sur soi. Paradoxalement, actuellement, malgré les compétences, les capacités, l’expérience et les diplômes, si on veut décrocher un emploi digne de ce nom (je ne parle pas des jobs « nutritifs), il est essentiel d’avoir du réseau. Développer un réseau demande beaucoup de temps, autant donc s’y préparer très tôt : associations, club … et tant faire ce que peut dans des domaines porteurs que l’on affectionne.
    Sinon Nicolas, vous avez 100% raison : l’anglais est actuellement indispensable dans l’ascenseur social de notre époque…

    Vos idées et vos liens sont utiles, sympas, ludiques et pas que pour les jeunes !!

    • Nicolas Galita

      Bonjour Françoise,

      Merci pour votre commentaire :D.

      « Une ménagère en argent dans la bouche » 😮 ?!!! C’est le niveau au dessus de la cuillère ?

      Oui vous avez raison. Ce n’est même pas paradoxal : dans la vie tout se passe sur le bouche à oreille. Les gens font davantage confiance à la recommandation d’un ami plutôt qu’à la pub télévisuelle. Dans l’emploi c’est pareil.