Arrêtez de dire que vous êtes un profil atypique

Je sais que vous le faites de bonne foi, mais vous ne vous rendez pas service. Vous proclamer profil atypique vous envoie dans le mur. Vous êtes en train de vous faire Hara-Kiri. Et on va voir pourquoi. Mais avant ça remettons les choses en contexte.

On voit fleurir de plus en plus de concepts démagogiques visant à flatter les gens en situation d’échec. Un des meilleurs exemples est le concept des multipotentiels. En moins de 18 mois j’ai vu fleurir de partout des gens se réclamant multipotentiels. Alors qu’ils se font juste licencier de partout ou qu’ils ne sont pas capable de mener un projet sérieusement du début à la fin. Attention : ça ne veut pas dire qu’il n’existe pas des personnes vraiment « multipotentielles ». Simplement, tout le monde a l’impression d’être multipotentiel. C’est comme l’astrologie. Voilà pourquoi ce n’est jamais à vous de le décréter.

La plupart du temps il s’agit donc d’un vaste mensonge. De la même famille que les « études » qui disent que les gens intelligents arrivent en retard et que tous les retardataires partagent sur les réseaux sociaux.

On vous ment

Quand vous discutez du concept de profils atypiques autour de vous, vous réalisez rapidement que personne ne connaît la définition. Tout le monde s’approprie le concept à sa sauce. Au point d’en faire un pot pourri fourre-tout. Mais il me semble que si tout le monde est atypique, alors personne ne l’est ? Vous avez grosso modo trois catégories de personnes qui vous encouragent à répéter cette absurdité : les recruteurs, les journalistes et les entrepreneurs.

Les recruteurs vous mentent. Sachez-le. Par politesse, pour préserver votre ego. Comme quand ils vous disent que votre profil est « surqualifié ». Notez d’ailleurs que ce mot n’existe pas dans le Larousse, ni dans aucun des dictionnaires les plus connus. Même dans Wikipedia, la page anglaise n’a pas de version française, ce qui suggère qu’il s’agit d’un anglicisme. Dont acte.

La première fois que j’ai entendu ce mot, j’ai eu l’impression qu’on parlait d’un superpouvoir. Ça a l’air génial un profil surqualifié ! On le recrute dès demain ? Ah non ? On le recrute pas du tout ? Ridicule moderne.

Comment peut-on être trop doué pour un poste ? Ne soyez pas dupe : c’est la version recrutement de « c’est pas toi, c’est moi ». « Tu es une fille/un garçon trop bien pour moi ». D’ailleurs la page wikipedia de « overqualified » ne s’y trompe pas :

« The concept of overqualification is often a euphemism used by employers when they do not want to reveal their true reasons for not hiring an applicant. The term « overqualified » can mask age discrimination »

« Surqualifié » ça veut dire « trop cher », tout simplement. Mais le recruteur n’ose pas vous le dire ainsi.

Mettez-le vous une fois pour toutes dans la tête : les recruteurs mentent… énormément. Je dis ça sans jugement : la plupart des individus mentent dans ce type de situation. Qui peut dire qu’il n’a jamais menti lors d’une rupture amoureuse pour préserver l’égo de l’autre ? Ou qu’il n’a jamais minimisé sa réponse à une question sur le physique ? Je ne vous dis pas ça pour que vous leur en vouliez, je vous dis ça pour que vous en preniez conscience.

Les journalistes délirent. Sachez-le. J’allais écrire « les journalistes mentent aussi » mais en fait ils n’en ont même pas conscience. Tous ces articles qui vous encouragent à vous revendiquer comme atypique vous envoient au feu. C’est marrant : le nombre d’articles qui racontent que les entreprises recrutent aussi des profils atypiques est proportionnel aux nombre de personnes qui se plaignent de ne pas trouver d’emploi parce qu’elles sont atypiques.

Quant aux entrepreneurs…je ne sais même pas par où commencer. La plupart du temps ce sont des gens venant du milieu social le plus typique du monde. Le milieu de l’entrepreneuriat est extrêmement homogène. C’est à mourir de rire de les voir se réclamer de l’atypique.

« 83% des fondateurs de startups françaises présentes au CES en 2016 sortent de Grandes Ecole »

D’autant plus que la plupart ont le biais du survivant (que je préfère appeler le syndrome du spermatozoïde). Ils oublient de vous rappeler que pour 1 parcours réussi vous avez 100 parcours dans le mur et que l’expérience n’est pas reproductible par tout le monde.

Tous ces gens sont de bonne foi. Mais il faut vous en prémunir. Ils vous empêchent d’accepter la vérité.

Vous n’êtes pas spécial

Je sais : c’est une claque narcissique. Mais vous n’êtes pas spécial. Vous vous mentez à vous-même.

« Des fois je pense aux trucs horribles que j’ai fait quand j’étais petite, puis je me dis que je suis un monstre. Mais après je tombe sur un relevé bancaire « Handicap International, prélèvement automatique -3€ » et je me dis que je suis géniale. Je passe mon temps à me considérer soit comme un monstre, soit comme un ange. Ce qui est complètement mégalo, en soi, de ne pas pouvoir se considérer comme un être humain normal avec ses limites, ses faiblesses, ses qualités… mais tout ça dans des proportions moyennes. Et je me sens pas toute seule dans cette mégalomanie, c’est une tendance générale : on est tous en train de devenir mégalo »

Le cerveau ordinaire se pense extraordinaire et c’est même une de ses principales caractéristiques. Sans compter que les médias (sociaux ou traditionnels) mettent en lumière les extrêmes. On finit par penser que l’extraordinaire est ordinaire. On finit par croire que pour exister il faut être génial ou nul. Se décrire comme toujours nul est d’ailleurs une forme sous-estimée de narcissisme. On reconnaît aisément le narcissisme de ceux qui se décrivent comme toujours géniaux mais on échoue souvent à mettre un mot sur le narcissisme pessimiste.

Nous avons donc un énorme complexe de « spécialité ». Et non pas un complexe de supériorité.

« Si vous êtes comme la plupart des gens, alors comme la plupart des gens, vous ne savez pas que vous êtes comme la plupart des gens. La science nous a donné énormément d’informations sur la personne moyenne, et l’un des faits les plus constants est que la personne moyenne ne se voit pas comme moyenne.

90% des motards considèrent qu’ils sont moins dangereux que la moyenne des motards, 94% des professeurs se considèrent meilleurs que la moyenne des professeurs. Ironiquement, le biais qui nous amène à nous penser meilleur que la moyenne est précisément celui qui nous fait croire que l’on a moins de biais que la personne moyenne.

Quand on questionne les individus sur leur capacité à conduire une tâche facile comme conduire une voiture ou faire du vélo, ils s’évaluent meilleurs que la moyenne. En revanche, quand on les questionne sur leur capacité à conduire une tâche difficile comme jongler ou jouer aux échecs, ils s’évaluent moins bons que la moyenne.

Nous ne nous voyons donc pas toujours supérieurs, mais nous nous voyons presque toujours comme spéciaux.« 

La preuve : j’ai fait l’expérience de débattre un peu en commentaire de toutes les publications sur les profils atypiques que je voyais passer. Résultat : la conversation a souvent dérivé sur le terme « zèbre » ou « surdoué ». Consternation. S’il y a bien un concept qui flatte l’égo de la masse c’est bien celui du zèbre. Le terme « surdoué » est tellement grossier qu’on a eu besoin d’en inventer un autre. Dire qu’on est surdoué ça fait trop. Alors on dit qu’on est un zèbre. Mais c’est la même chose :

« Le terme “zèbre” a été introduit par Jeanne Siaud-Facchin dans son ouvrage Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué. Il désigne aussi bien l’enfant surdoué que l’adulte surdoué »

Je ne nie pas l’existence d’enfants surdoués. J’ai vu des définitions qui parlent de QI supérieur à 130. Or, les QI supérieurs à 130 existent bel et bien. En revanche, seuls 2% de la population a un QI supérieur à 130. Bien moins que les proportions de tous ces zèbre proclamés.

Je ne veux pas donner l’impression de minimiser ce point : les profils « atypiques » existent si on leur donne la définition de QI supérieurs à 130. Les profils « atypiques » existent si on leur donne la définition de « faisant partie d’une minorité ». Mais, d’expérience, les vrais atypiques ne se revendiquent jamais comme tels. De la même manière que vous n’avez jamais vu Rachida Dati se revendiquer « ministre issue de la diversité » : ce sont les autres qui la mettent dans cette case.

Les foules sont violentes, les foules sont folles, les foules sont brutales : ceux et celles qui ont mal vécu leurs années collège le savent. Voilà pourquoi les personnes qui ont vraiment été perçues comme différentes pendant leur enfance le clament rarement. D’autant plus qu’on leur répète à longueur de journée. C’est tout sauf agréable. On arrêtait pas de me dire ça à l’école (je ne dis pas que c’est vrai) : croyez-moi, c’était tout sauf un compliment. En gros j’étais « chelou ». Vous imaginez bien que quelques années plus tard, je ne vais pas arriver en entretien en disant « je suis un profil chelou ». D’ailleurs, faites l’expérience. Plutôt que d’utiliser la langue de bois pour masquer la réalité avec un terme aseptisé comme « atypique », allez-y frontalement et dites plutôt : « je suis un profil chelou ».

Vous remarquez que c’est bien la notion de « chelou » qu’on m’appose ici

Ce n’est pas un compliment, ni une fierté en soi. Je trouve ça très étrange de faire du « chelou » une valeur. Une société qui accepte les différences n’a pas besoin de les nommer ou de les ériger en pseudo-valeur. La différence n’est pas une valeur en soi. Il n’y a que les gens uniformes qui trouvent que la différence est une valeur. En vrai c’est juste normal.

Et même si c’était une valeur, le clamer est un peu étrange. Un peu comme les entreprises qui clament qu’elles sont « humaines ».

« Clamer haut et fort ces qualités en entretien je trouve ça pas génial. En général ces qualités ressortent d’elles même. »

Enfin, être dans le déni nous amène à des comportements d’enfants gâtés. Je vois des personnes expliquer qu’elles n’ont pas la formation, pas les compétences et pas l’expérience pour un métier mais qu’elles ne comprennent pas pourquoi personne ne veut les recruter pour ce métier. Sérieusement ? Je ne dis pas qu’il ne faut pas tenter sa chance. Mais si on vous dit non vous ne pouvez pas vous réfugiez dans la posture de l’enfant gâté. En fait c’est normal.

Imaginez que demain quelqu’un postule à une annonce que vous avez mise pour faire garder vos enfants en bas âge un soir. Vous recevez une candidature correspondant à tous les critères que vous souhaitiez en termes d’expérience et de profil. Puis vous recevez la candidature de quelqu’un qui ne l’a jamais fait, qui n’a pas d’enfant et qui n’aime pas particulièrement les enfants. Combien de temps allez-vous hésiter entre ces deux candidatures ? Toutes choses égales par ailleurs, la première gagnera toujours.

C’est pareil pour une entreprise. Elle a ses enjeux, ses peurs, ses intérêts. Pour privilégier la deuxième candidature il va falloir un argument très solide. Plus que juste « donnez-moi ma chance ». C’est triste mais c’est le concept d’une compétition. Tant qu’on organisera le marché du travail autour d’une compétition (il y a d’autres solutions) alors il faudra composer avec les règles d’une compétition. Gagner n’est pas impossible mais il faudra en faire trois plus que les autres.

D’autant plus que vous avez énormément de gens qui clament qu’ils sont atypiques et donc adaptables, alors que c’est précisément l’inverse :

« Perso je n’aime pas les gens qui se disent atypiques. Ils sont difficile à manager en général car ils pensent avoir tout vu sur tout et pense s’adapter quand ils font exactement l’inverse. Ils essayent de faire l’entreprise s’adapter à eux. » 

Comprenez dans ce contexte que vous ne soyez pas accueilli avec des acclamations quand vous prononcez ce mot.

La position victimaire

On arrive au coeur du sujet. Au fond, se revendiquer du profil atypique est souvent une manière détournée de se placer en position victimaire.

Je vais vous dire ce que personne ne veut dire : il y a toujours une raison qui fait que vous êtes au chômage. C’est comme le célibat : il y a toujours une raison qui fait que quelqu’un est célibataire.

Je vous arrête tout de suite : je ne suis surtout pas en train de dire que les personnes méritent cette situation. Je ne dis pas non plus qu’elles désirent cette situation. Je dis encore moins qu’il faille avoir honte d’être au chômage.

Pire encore : je ne dis pas qu’il est possible de ne plus avoir de chômage. Nous avons sciemment choisi un modèle économique de chômage structurel de masse. Nous ne le subissons pas : nous le choisissons en tant que société. Pour que ce modèle fonctionne il FAUT des chômeurs. On organise donc une compétition qu’on appelle marché du travail. Et les perdants sont chômeurs. Je n’approuve pas ce système. Mais le nier ne nous aidera pas. Il existe. Est-ce moral de conditionner le droit de vivre décemment à une compétition ? Pas selon moi. Mais en attendant qu’on change de modèle il faut apprendre les codes de cette compétition.

Je ne dis pas que la compétition est morale ou légitime, je dis qu’il faut la comprendre. Et voici les quatre principales raisons d’être au chômage.

Raison 1 : vous n’êtes pas suffisamment diplômé

C’est triste et même à vomir. Mais on a décidé de conditionner le droit de vivre au talent académique. Le taux de chômage des gens « sans diplômes » est de 48% pendant les 4 premières années sur le marché du travail. Quand il est de 24% pour ceux et celles qui ont le bac, un CAP ou un BEP.

Et…vous le voyez venir…on tombe à moins de 9% pour les personnes ayant un bac+2 ou plus. Ne parlons même pas des diplômés de grandes écoles qui sont en situation de plein emploi depuis un peu plus de deux ans. Oui, vous avez bien entendu : plein emploi.

https://www.insee.fr/fr/statistiques/2429772#graphique-Donnes

Raison 2 : vous ne savez pas ce que vous voulez

Si vous faites partie des privilégiés qui ont un diplôme (d’une grande école par exemple) et que vous êtes au chômage, il y a des chances que vous ne savez pas exactement ce que vous voulez.

Tant que vous ne saurez pas ce que vous voulez ce sera difficile de le trouver.

Raison 3 : vous êtes mauvais en entretien

Malheureusement, pour obtenir un emploi il faut presque toujours passer par l’étape entretien. Je connais des personnes tellement douées en entretien qu’elles obtiennent toujours un oui à la fin, même quand elles n’ont pas exactement le profil demandé. À l’inverse je connais des personnes qui finissent toujours deuxièmes, même quand elles ont exactement le profil et qu’elles sont, sur le papier, la meilleure personne pour le poste.

Raison 4 : vous faites de l’arrosage

Souvent lié à la raison 2, l’arrosage consiste à envoyer votre CV n’importe où, n’importe comment, sans la moindre méthode. Ça donne des phrases surréalistes comme « j’ai envoyé 200 CV en un mois ». Si vous avez déjà prononcé une phrase comme celle-ci, ne cherchez plus : envoyer autant de CV c’est comme en envoyer zéro.

On en a déjà parlé à de multiples reprises :

Pourquoi cherche-t-on si mal un emploi ?
Arrêtez d’envoyer votre CV !

Explorez toutes ces raisons avant de clamer que vous êtes atypique. Vous êtes peut être juste nul en entretien. Et ça se travaille. Mais…admettons que vous soyez un profil atypique. Dans ce cas pourquoi vouloir à ce point travailler dans une entreprise typique ? 95% des gens qui me disent « je suis atypique, personne ne veut de moi » ont postulé uniquement dans des multinationales. Les PME existent et vous avez plus de chances de trouver des entreprises « atypiques » parmi elles. Soyez cohérent ! Si vous pensez vraiment être atypique alors ça n’a aucun sens de chercher une entreprise typique. Si vous savez que vous êtes un poisson, ne participez pas à des concours pour grimper à l’arbre.

Trouvez votre tribu : vous n’avez plus d’excuse. Sur Internet vous avez des communautés de tout ce que l’humanité peut imaginer. Même les punks à chien, c’est dire ! Trouvez la votre. Il y aura toujours un groupe de personnes pour qui vous serez typique.

Il est temps de reprendre le pouvoir : acceptez la vulnérabilité et la difficulté. Trop souvent, je discute avec des gens qui me balancent à la figure « je suis atypique » avant même que j’ai demandé quoi que ce soit. Vous ne vous rendez pas compte mais vous coupez tout dialogue et toute opportunité de remise en question. Posez des questions, ouvrez votre esprit. Sans prendre pour argent comptant ce qu’on vous dit. Mais il est impossible de faire un auto-diagnostic correct : vous avez besoin des autres.

Si j’en reviens au concept de surdoué : ça ne se décrète pas en disant « je me reconnais dans la description ». Ça se mesure concrètement avec un professionnel. Mais avant d’en arriver là : faites un diagnostic pour comprendre vos difficultés. Un diagnostic qui ne se raconte pas d’histoire. Parfois c’est aussi bête que « le métier que je recherche est très rare dans la région où je veux habiter ». Quand vous avez ce type de conclusion vous avez désormais un choix en votre âme et conscience : seriez-vous prêt à déménager ? Il n’y a pas de bonne réponse. Mais avoir conscience du choix permet d’arrêter de vivre la vie comme si on la subissait. Si vous préférez rester dans votre ville de naissance, il faut assumer les conséquences de ce choix. Il n’existe pas de solution parfaite.

Enfin et surtout : réparez-vous. Personne ne veut embaucher de dépressif. D’ailleurs personne ne veut même parler en société avec quelqu’un de dépressif. Là encore c’est triste et animal. Mais si vous n’êtes pas bien dans votre peau, vous diminuez drastiquement vos chances. Cercle vicieux implacable.

Voilà pourquoi il est important de travailler sur vous en priorité. Ne serait-ce que pour arriver dans un état d’esprit solide. Parfois on vous dit qu’il faut devenir « offreur de compétences ». Je déteste ce conseil car personne ne peut claquer des doigts et adopter cette posture. En vrai, cela relève énormément du rapport à vous-même. Si vous vous alimentez correctement, que vous faites du sport et que vous avez un hobby, vous avez déjà résolu une partie de l’équation.

Bien entendu, si vous avez des contraintes alimentaires, cet état est quasiment impossible à atteindre : l’urgence est d’abord de trouver un travail alimentaire.

Mais, si vous n’avez pas ce genre de contrainte c’est sur vous qu’il faut travailler. Pour essayer d’émerger dans la compétition. La volonté se voit. Si vous atteignez le niveau de connaissance de vous qui vous permet de savoir exactement ce que vous voulez, cette puissance deviendra irrépressible.

La méthode de recherche d’emploi est secondaire. Mais je peux vous en donner un aperçu tout de même : savoir répondre aux trois grandes questions, savoir écrire un message d’approche et ne pas envoyer son CV n’importe comment. On l’a déjà vu ensemble.

Les 3 meilleurs livres pour maîtriser la recherche d’emploi

Conclusion

J’aurais pu également aborder le problème de l’étiquetage. Le fait de se dire « atypique » est également un souci dans la mesure où ça vous empêche de faire un diagnostic précis de la situation. Au lieu d’essayer de comprendre votre situation en profondeur, vous balancez un mot fainéant qui ne veut pas dire grand chose. Il vous empêche d’avancer et il empêche également les autres de vous aider. Vraiment, je suis sidéré de voir à quel point ça coupe toute discussion.

Au final, posez vous la question de l’intérêt ? Je ne connais aucun recruteur qui saute de joie parce qu’on lui dit « je suis atypique ». Au contraire, ça devient aussi banal que « dynamique » et « motivé ». Alors pourquoi le faire ?

Apprendre à se raconter n’est pas facile. Mais on peut s’épargner les erreurs les plus courantes. Et se proclamer atypique en est une.