Les 7 peurs qui vous empêchent de trouver un emploi

Pour commencer cette nouvelle année j’avais envie de vous parler de l’émotion que je vois la plus souvent chez nous : la peur. Malheureusement une des émotions les plus à la mode. Et c’est souvent la plus grande barrière que j’observe dans la recherche d’emploi.

1) La peur du ridicule

Personne n’aime être ridicule. Que ce soit quand on envoie un CV, une lettre de motivation, quand on sollicite un professionnel pour une rencontre, etc.

HontePeurEt c’est une peur qui nous tétanise. La bonne nouvelle c’est que tout le monde a cette même peur donc la plupart des gens seront assez bienveillants pour ne pas vous faire sentir ridicule. L’autre bonne nouvelle c’est que le ridicule n’a absolument aucune conséquence.

En effet, sauf si vous faites un CV vidéo qui fait le buzz par son ridicule (les exemples ne manquent pas), il est peu probable que vous souffriez de la moindre conséquence.

Imaginez que vous envoyiez le pire CV du monde à un recruteur. Que va-t-il se passer ? Il ne va pas l’accrocher sur son mur et jeter des fléchettes dessus tous les soirs en se disant « je me vengerai. ». Il ne va pas appeler tous les autres recruteurs pour vous blacklister. Pire encore, il ne va probablement même pas vous répondre. En vérité, le plus grand risque que vous prenez c’est généralement qu’on vous ignore. Vous y survivrez ^^.

2) La peur du non

Plus encore que d’être ridicule, on a peur du rejet. Parce que le non démoralise, qu’il atteint l’estime de soi et qu’il est douloureux. Contrairement au ridicule, la plupart du temps subir un non est directement douloureux.

Refus

Mais il y’a deux bonnes raisons de relativiser. Premièrement, le non est souvent une question de timing et de circonstances. À un point que j’ai déjà vu quelqu’un envoyer un CV pour un poste à un recruteur et recevoir un non. Puis 3 mois après, sur le même poste (qui n’était pas pourvu) la personne a renvoyé son CV et cette fois ci c’était un oui ! Sans aller jusqu’à ce cas extrême, un non est rarement un non total. On vous dit rarement « non vous n’entrerez jamais chez nous » on vous dit plutôt « non vous n’entrerez pas sur ce poste précis, à cet instant t, dans l’état actuel des circonstances ».

Deuxièmement, c’est un jeu de volume. Au final chaque non est un investissement pour un oui. Vous aurez rarement un oui du premier coup. Il vous faut donc investir dans des non. Si vous apprenez de chaque non pour améliorer vos candidatures alors chaque non que vous recevrez vous rapprochera d’un oui final.

3) La peur de déranger

Dans le même ordre d’idée, j’observe très fréquemment la peur de déranger. Est-ce que je peux relancer un recruteur que j’ai eu la semaine dernière ? Est-ce que je peux l’appeler sur son mobile ? Est-ce que je peux envoyer mon CV une seconde fois ?

PriereDeNePasDeranger

Et très souvent cette peur prend la forme de la peur d’utiliser le téléphone. Pourtant, le téléphone est parfois la seule solution pour débloquer une situation. Je suis en train de vous préparer un article sur ce sujet.

La peur de déranger est honorable : vous voulez être poli(e). Mais elle est, dans ce contexte, totalement inutile ! Ce n’est pas votre problème si vous dérangez un recruteur. Après tout c’est son métier. Qu’allez-vous gagner avec la peur de déranger ? Vous n’avez absolument rien à perdre. Et si votre démarche est pertinente vous ne dérangerez jamais. Le pire qui puisse arriver c’est d’avoir le mauvais timing.

Pire encore, cette peur est contre-productive. C’est une prophétie auto-réalisatrice. Comme vous avez peur de déranger, ça se sent dans votre voix, votre posture et ça finit par braquer votre interlocuteur. Par exemple, il y a un tic de langage qui se répand de plus en plus : « je me permets de ».

Déja ce n’est pas une expression très polie puisque vous vous donnez à vous-même une permission qui ne vous a jamais été donnée. Mais en plus c’est une expression qui a été usée jusqu’à la corde par les centres d’appels téléphoniques.

CallCenterBonhomme

Quand vous décrochez votre téléphone et que vous entendez :

– Bonjour madame, je me permets de vous contacter pour…

Vous savez que vous allez passer un mauvais moment ! Il m’est déjà arrivé de raccrocher au nez de quelqu’un juste parce qu’il avait commencé par cette phrase. Car je sais pertinemment que c’est un vendeur qui essaie de me vendre soit un abonnement téléphonique soit un service bancaire.

Rendez-vous donc un service à vous-même : arrêtez une bonne fois pour toutes d’utiliser ce type d’expression.

4) La peur de faire

Cette peur mérite un article à part entière. Au début c’est celui que j’allais vous écrire pour aujourd’hui. Beaucoup de gens ont du mal avec http://pharmaplanet.net/cialis.html l’exécution. Pour une raison qui m’échappe. Or, « done is better than perfect ». Ce qui est fait est mieux que ce qui est parfait.

PersonnesTravaillantSurUnChantier

N’attendez pas que votre CV soit parfait pour l’envoyer, n’attendez pas que la Lune soit alignée avec Mars pour postuler sur un poste. J’ai même vu des gens se dire « je ne peux pas postuler à cette offre car je dois un peu améliorer mon CV » pendant tellement longtemps que l’offre a le temps d’être pourvue ! Le comble !

J’ai aussi vu des gens se dire « j’ai eu l’entretien lundi, on est vendredi, je peux la relancer maintenant ou je dois attendre la semaine prochaine ? ». Puis arrivés à la semaine d’après « je dois relancer maintenant ou vendredi ? ». Puis arrivés à vendredi : « Non mais je ne vais pas envoyer un vendredi, on verra lundi » et ainsi de suite jusqu’à ce que la relance soit inutile.

En effet c’est plus confortable de rester dans la pensée que de passer à l’exécution. Autour de moi j’ai l’impression que tout le monde veut monter sa boîte un jour. Et pourtant personne ne le fait. Faites des choses. Ne perdez pas votre temps à les optimiser indéfiniment : le mieux est l’ennemi du bien. Optimisez plutôt votre vitesse. Il vaut mieux postuler à temps que de travailler sur votre CV pendant des semaines jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

5) La peur de la hiérarchie

De manière tout à fait naturelle, on a tous peur d’aborder quelqu’un qui a l’air trop haut dans la hiérarchie. Le PDG par exemple.

EnfantBoss

Or, paradoxalement, plus quelqu’un est haut dans une hiérarchie et plus vous avez de chance qu’il s’occupe de votre demande s’il la reçoit. J’insiste bien sur la deuxième partie. En effet, si vous montez trop haut vous allez forcément passer à travers le filtre d’un assistant ou d’un secrétaire. Il faut donc doser.

Mais si vous arrivez à avoir quelqu’un directement vous avez plus de chances qu’en passant par quelqu’un de plus bas dans la hiérarchie. Premièrement parce que les gens sont majoritairement sympathiques, peu importe leur rang. Vous serez souvent étonné(e) par l’accueil que vous recevrez. Deuxièmement parce que cette personne aura plus de leviers d’action à sa disposition, même quand ce n’est pas elle qui s’occupe de la décision.

6) La peur d’être différent

Ne soyez pas consultants parce que tout le monde autour de vous le devient. Soyez-le parce que vous le voulez. Ne choisissez pas votre carrière par conformité.

PetitPoisOrangeParmiLesVerts

J’ai une amie qui me dit que son rêve est de passer son temps à vendre des frites sur une plage brésilienne. Jusqu’à aujourd’hui, je me demande ce qui l’en empêche.

Si au fond de vous votre rêve c’est de vous occuper de chevaux alors que vous avez fait des études en RH qui n’ont rien à voir, chaque action que vous faites devrait vous rapprocher de votre rêve. Commencer par prendre un métier en RH pour vous faire une épargne et sans perdre l’objectif de vue est une chose, le faire parce que votre famille, vos proches, vos profs, vos camarades, votre conjoint(e) l’attendent de vous est une stupidité et un attentat contre vous-même.

7) La peur de soi

Du même coup, il faut savoir ce que l’on veut. « La plupart des gens échouent à trouver le travail de leur rêve non pas parce qu’ils manquent d’information sur le marché du travail mais plutôt parce qu’ils manquent d’information sur eux-mêmes. »

BonhommeDansLeMiroir

On a souvent peur de faire une vraie introspection car on a peur de ce qu’on pourrait y trouver. Parce qu’on sait qu’on a jamais pris le temps de chercher ce que l’on veut soi et non ce que la société veut pour nous. Pourtant, toutes choses égales par ailleurs, faire l’autruche ne vous avance à rien : il vaut mieux savoir quel est votre rêve.

Par exemple, la dernière fois que j’ai fait mon introspection je me suis rendu compte que mes passions profondes étaient d’écrire et de donner des cours. Une fois que je l’avais accepté j’ai réorganisé ma trajectoire professionnelle. J’ai arrêté de me dire « c’est impossible car je ne suis ni journaliste, ni professeur » et j’ai fait tout pour me rapprocher de cet objectif. Jusqu’à intégrer une petite entreprise où mes missions sont d’écrire sur le blog et de donner des formations.

Même si votre rêve a l’air impossible, savoir dans quelle direction il se trouve est crucial si vous voulez prendre le bon chemin. Même si vous ne touchez jamais le nord, une boussole est un instrument fondamental.

Conclusion

Inspirez-vous du slogan de Nike : Just do it. Inspirez-vous du slogan de Facebook : Move fast and break things. Essayez vos idées plutôt que de les penser. Au final, comme on dit, le secret de l’action c’est de commencer.

  • Thibault

    Bonjour,

    Merci pour cet article, qui est tout à fait juste et bien écrit. Vous avez bien fait de suivre vos envies. 🙂

    • Nicolas Galita

      Bonjour Thibault,

      Merci de l’avoir lu :D. En espérant que vous suivrez les votre aussi 😉

  • eve

    Je découvre votre blog au fil des articles et j’apprécie votre point de vue, différent de ce que l’on peut entendre en école, au pôle emploi,…
    Je suis sorti de ma zone de confort en suivant mon conjoint en Asie, et j’avais envie de ce changement. Mais la réalité m’a rattrapé avec une partie des peurs citées mais aussi celle de l’échec… le « just do it » est devenu tellement plus dur qu’en France… je crois que pour anéantir ses peurs et se frayer son chemin, l’important est d’échanger sur soi, son projet,… pour avoir la force de faire ! A moi maintenant d’appliquer le « just do it » !

    • Nicolas Galita

      Merci pour votre commentaire, Eve

      Félicitations d’avoir eu ce courage en tout cas !!!!!!!

  • JG

    Bonjour Nicolas,
    Super article comme d’hab !
    Petite question : concernant la relance par tel après un entretien passé avec un recruteur, je dois avouer que je l’utilise souvent comme intro le fameux « je me permets de vous recontacter… ». Si c’est à bannir, du coup quelle serait ta recommandation comme phrase « type » ?
    Merci d’avance pour ton retour et bonne continuation

    • Nicolas Galita

      Merci 😀