Vos 3 défauts ? Ne vous prenez plus la tête !

La question des trois défauts en entretien est probablement la question la plus iconique de l’entretien d’embauche. À un point que si vous demandez à quelqu’un de s’improviser recruteur, il posera probablement cette question. De même, c’est souvent la question à laquelle on se prépare le plus et celle que l’on redoute le plus. Je ne compte plus le nombre de candidats que j’ai vu angoisser (voire s’affoler) à l’idée de cette question.

Et pourtant il n’y a absolument aucune raison de paniquer. Encore moins d’y gaspiller 90% de votre temps de préparation de l’entretien. Le secret de cette question est simple : les recruteurs se fichent de votre réponse.

Je force volontairement le trait mais j’ai constaté que les candidats se prenaient énormément la tête pour une question qui, au final, n’a que très peu d’intérêt pour le recruteur. D’ailleurs, vous trouvez de plus en plus de recruteurs qui bannissent totalement cette question. En effet, vous êtes juge et partie donc vous allez soit mentir, soit dissimuler, soit vous tromper.

Qu’est-ce que le recruteur attend de vous en posant cette question ?

Excellente question. J’ai presque envie de vous répondre « rien » tant elle est posée de manière machinale. Pour être plus gentil, disons que cette question permet surtout au recruteur de vérifier que vous êtes capable de tenir un discours normé (compétence hautement vitale en entreprise). Oubliez donc les réponses rebelles comme « je n’ai pas de défauts » ou « mon plus grand défaut c’est que je ne vois pas mes défauts ».

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Gardez également à l’esprit que le recruteur est un être humain comme vous et qu’il a aussi le trac. Le trac de ne pas avoir suffisamment de questions à poser (surtout quand il s’agit d’un débutant). Cette question est donc énormément posée pour remplir le vide. Pas de quoi vous affoler, donc.

L’autre intérêt de la question est de pouvoir observer comment vous parlez de vous, sujet difficile par excellence. On s’attachera donc plutôt à la manière dont vous le dîtes, la cohérence de l’ensemble plutôt que le fond en lui-même. Encore une fois, aucune raison de s’affoler.

Que pensez-vous qu’il se passe si vous répondez mal ?

En fait, le plus angoissant c’est qu’on a tendance à partir du principe qu’il pourrait y avoir une mauvaise réponse. Alors qu’il n’y a rien de plus faux ! Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. Les recruteurs ne tiennent pas une liste des mauvais défauts qui vous éliminerait instantanément si vous les prononciez.

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Encore une fois, il s’agit plus d’écouter la forme que le fond. Vous pouvez tout dire, à condition de le dire de manière subtile. La seule vraie mauvaise réponse consiste à ne pas répondre. Et ne vous y trompez http://www.francemedicale.net/propecia/ pas, répondre « je suis perfectionniste » c’est comme ne pas répondre (on l’avait vu ensemble ici). De même, ne vous aventurez pas dans un hasardeux « je n’ai pas de défauts », etc.

Si vous acceptez de répondre, vous ne pouvez pas vraiment mal répondre. Ni excessivement bien répondre d’ailleurs. Il ne se passera jamais ça :

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En définitive votre réponse en elle-même n’a qu’un faible impact sur l’entretien.

Ne passez pas tout votre temps à préparer cette question

Réglez une fois pour toutes cette question. Vous économiserez énormément de temps. Et avec ce temps économisé, vous pourrez travailler des questions bien plus importantes. Comme le « pourquoi vous postulez chez nous et pas ailleurs ? » ou vos prétentions salariales, par exemple.

Mais CONCRÈTEMENT je fais quoi si on me pose la question des défauts ?

La manière la plus simple de traiter cette question est de dire simplement la vérité. Inutile de s’arracher les cheveux à essayer de trouver un défaut qui selon vous plaira à votre interlocuteur. Vous ne savez pas ce qui lui fera plaisir. Beaucoup de gens répondent « perfectionniste » en croyant avoir fait le casse du siècle.

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Alors que, encore une fois, tous les recruteurs vous voient venir à des kilomètres à la ronde et seront agacés par cette réponse qui n’en est pas une (on a tous compris que vous essayez de dire : mon défaut c’est que je suis trop parfait). Sans compter que vous n’êtes seul(e) : d’autres vous ont précédé et ont déjà tenté cette escroquerie.

Dîtes simplement la vérité. Apprenez simplement à vous raconter et à reformuler. Il ne s’agit en effet pas de dire « j’arrive toujours en retard » ou « je suis colérique ». Il y a deux catégories de défauts : ceux que vous pouvez présenter sous un angle de vue professionnel et les autre. Par exemple, je ne saurais pas comment reformuler « j’arrive toujours en retard ».

En revanche « je suis colérique » peut devenir « je suis impatient(e) » ou « j’ai du mal à cacher mon insatisfaction ».

« Je suis égoïste » peut devenir « je suis autonome ».

« Je suis têtu(e) » peut devenir « j’ai du mal à faire les choses quand on ne m’explique pas pourquoi on les fait ».

« Je suis émotif » peut devenir « je prends parfois les choses trop à coeur »

Et ainsi de suite…ce n’est qu’une question d’angle de vue. Plutôt que d’aller chercher à inventer des défauts, prenez simplement les vôtres et reformulez-les sous le bon angle de vue. En plus, faire ce travail vous permettra également de voir votre personnalité de manière positive et de prendre confiance en vous.

Si vous avez du mal à changer l’angle de vue d’un défaut (ça demande un petit entraînement) mettez-le moi en commentaire et je verrai ce que je peux faire ;-).